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Décret 5 flux : Quelles obligations pour les entreprises ?

5 flux

Décret 5 flux : Quelles obligations pour les entreprises ?

 

Ce que vous apprendrez dans cet article :

  • Qu’est ce que le décret 5 flux ?
  • Quelles sont les obligations environnementales prévues ?
  • Comment, dans ce contexte, trouver le bon partenaire pour nous accompagner ?

Décret 5 flux : mais de quoi parle-t-on au juste ?

Dans le prolongement de la loi de transition énergétique du 17 Août 2015, le “décret 5 flux” du 10 mars 2016 oblige tous les organismes de plus de 20 collaborateurs (entreprises, commerces, administrations, collectivités..) qui génèrent plus de 1100l de déchets/semaine à trier à la source 5 “flux” :

  • papier/carton,
  • métal,
  • plastique,
  • verre
  • bois,

Parallèlement à cette obligation, des dispositions spécifiques existent concernant les papiers de bureaux. Ceux-ci doivent être triés de façon obligatoire:

  • Juillet 2016 si l’implantation regroupe plus de 100 personnes ou est un établissement public de plus de 20 personnes
  • Janvier 2017 si l’implantation regroupe plus de 50 personnes
  • Début 2018 si l’implantation regroupe plus de 20 personnes

 

 

 

recyclage

Tri des déchets en entreprise : plus qu’une obligation, un formidable atout !

Des effets pour l’environnement… et pour l’emploi.

Le décret des 5 flux est une parfaite occasion pour votre entreprise de dévoiler ses bonnes intentions en matière environnementale, pour les raisons évidentes déjà citées.

Mais l’environnement n’est pas la seule raison pour laquelle le décret favorise votre RSE. C’est aussi une formidable occasion de créer de l’emploi : le tri et la collecte sélective mobilisent 30x plus de postes que l’enfouissement et 10x plus que l’incinération pour une même quantité de déchets traités*.

Des économies d’énergie et une meilleure performance économique !

Engager une politique de tri dans votre entreprise vous permet aussi de faire des économies non négligeables d’énergie et d’argent, grâce à des zones de gaspillage mieux identifiées. Selon un rapport de l’Ademe**, le coût de gestion des déchets d’une entreprise représente en moyenne 0,5 % de son chiffre d’affaires et environ 6 % de son excédent brut d’exploitation.

Et ce n’est pas tout ! En inscrivant le tri dans une démarche RSE globale pleinement intégrée dans la stratégie de l’entreprise vous en faites même un véritable levier de croissance, gage de pérennité. D’après une étude menée par France Stratégie, la RSE procure un gain de performance de 13% en moyenne par rapport aux entreprises qui ne l’intègrent pas dans leur stratégie. A ce chiffre s’ajoute une augmentation significative du capital immatériel sur le long terme, puisque de plus en plus d’investisseurs considèrent la démarche RSE d’une entreprise avant de leur accorder des financements. En économie post-industrielle, ce capital représente jusqu’aux 4/5 de la valeur d’une entreprise. Ne pas pratiquer la RSE, c’est donc courir le risque de dégrader les 2/3 de la valeur de son entreprise. Ne pas pratiquer la RSE c’est créer de la pauvreté et causer à terme l’appauvrissement de l’organisation elle-même.

La condition essentielle pour rendre tout cela possible : responsabiliser vos collaborateurs

La liste des bénéfices est donc longue. Mais impulser une transition RSE dans votre entreprise n’a que peu d’effet si un enjeu fondamental n’est pas pris en compte très en amont : la responsabilisation des collaborateurs. La RSE est une excellente occasion de fidéliser vos propres employés: c’est une démarche concrète qui donne du sens au métier du collaborateur et implique ce dernier dans la démarche impulsée par l’entreprise. Elle crée des équipes dynamiques, limite le turnover et en fin de compte augmente la productivité dans le temps. Une étude menée par Cone Communications en 2016 révèle que 51% des collaborateurs, toutes générations confondues, sont réticents à l’idée de travailler pour une entreprise qui ne fait pas preuve d’un fort engagement social ou environnemental. 58% affirment même que la RSE est un critère important dans le choix de leur travail, parfois même plus que la rémunération proposée. Enfin, ils sont plus de 70% à déclarer qu’ils se sentiraient plus épanouis dans leur travail et qu’ils se montreraient plus fidèles à leur entreprise si celle-ci était véritablement investie dans une démarche de responsabilité sociétale.

 

Respect du décret 5 flux: alors, quel plan d’action ?

1. Dressez votre état des lieux actuel

Afin d’obtenir la meilleure valorisation possible, il est nécessaire de procéder à une cartographie des déchets, que chacun d’entre eux soit associé à son propre mode de valorisation et à une évaluation du volume de déchets par catégorie. Difficile de chiffrer le volume exact de déchets sans l’aide d’un prestataire de recyclage attitré. Cependant une 1 ère évaluation approximative est possible grâce au calcul suivant : Volume du bac collecté x nombre de levées par semaine.

Il vous est ensuite nécessaire de comptabiliser votre coût de gestion. Ce coût sera un 1er chiffre de référence, un étalon qui vous facilitera la comparaison des différents prestataires de recyclage.

2. Identifier les filières et le prestataire avec lequel s’entourer

Vous travaillez déjà avec un prestataire ? C’est l’occasion pour vous de revoir la gestion déchets et les différents contrats que vous avez avec lui. Vous n’en avez pas encore ? N’hésitez pas à lancer une consultation et comparer les offres : tous n’ont pas les mêmes coûts, les mêmes exigences et surtout les mêmes modèle de gestion du recyclage.

 

Voici la checklist des points essentiels à considérer pour faciliter votre prise de décision :

  • quelle distance entre le centre de stockage et les filières de recyclage de votre prestataire ? La proximité avec l’entreprise est importante pour optimiser le processus de recyclage. Petite nuance cependant, il est quasi-impossible pour un prestataire ayant la charge de plusieurs flux de déchets d’avoir toutes ses filières dans la même région, donc soyez indulgents.
  • la pesée est-elle réalisée dès l’arrivée des déchets dans le centre de tri ? Cette condition permet à votre entreprise de bénéficier de reporting à la fois plus précis et plus rapides
  • la traçabilité des déchets est-elle correctement effectuée ?
  • la société de recyclage vous accompagne-t-elle pour conduire le changement dans l’entreprise et responsabiliser vos collaborateurs ?
  • Terminons par l’essentiel : votre entreprise de nettoyage a-t-elle une société à vous recommander ? Les synergies entre nettoyage et recyclage sont nombreuses, au point que que les deux prestataires se doivent de travailler main dans la main. Sur le sujet de la récolte en particulier, opérée par les agents de nettoyage. Ceux-ci sont, par le relais qu’ils assurent entre tri et recyclage, un maillon essentiel de la chaîne et doivent en conséquence être sensibilisés aux bonnes pratiques.

3. Mettre en place le tri sélectif

C’est le moment pour vous de définir vos propres exigences, et à travers elles l’engagement que vous attendez de vos collaborateurs.

Un exemple significatif: au-delà du tri à la source, êtes-vous prêt à généraliser le principe de “l’apport volontaire” ? En supprimant les corbeilles individuelles sous les bureaux de vos collaborateurs, et en leur demandant désormais de venir jeter leurs déchets dans les bacs de tri situés dans des lieux centraux définis (la cuisine, typiquement), vous les responsabilisez directement et les engagez dans un projet global de l’entreprise, une vision qui fédère les équipes autour d’une prise de conscience et de valeurs communes. La transition RSE menée par votre entreprise doit pouvoir être inculquée à tous au point de faire évoluer les pratiques quotidiennes.

4. Impulser le changement dans l’entreprise en embarquant les collaborateurs

A ce titre, attachez-vous d’abord

  1. à embarquer votre direction : c’est entre autre grâce à des dirigeants exemplaires dans leurs pratiques quotidiennes que vous optimisez vos chances d’embarquer l’ensemble des employés, plus enclins à suivre l’exemple.
  2. à communiquer sur les nouvelles mesures, d’abord en amont et surtout pendant les premiers mois afin d’optimiser la conduite du changement dans l’entreprise

D’après une étude relayée par le site e-RSE, seuls 6% des salariés français considèrent être réellement impliqués dans les actions RSE de leur entreprise et 59% estiment ne pas être suffisamment informés.

Certains prestataires, dans le cadre de leur accompagnement, vous proposent aussi des actions de communication pour impulser la conduite du changement dans les entreprises en montrant aux collaborateurs les bénéfices de leurs actions, le tout à travers un apprentissage ludique.

  • Messages généraux et personnalisés,
  • Signalétique adaptée, affiches, vidéos,
  • Journées de sensibilisation
  • Reportings ludiques, pour communiquer sur résultats obtenir et garantir l’investissement dans la durée

 

Tous les moyens sont bons !

Prenons un exemple : dans le cadre de l’offre groupée nettoyage & recyclage que Cleany propose à ses clients, l’apport volontaire a pu être généralisé sur des sites de plus de 550 collaborateurs pourtant fermement attachés à leurs poubelles individuelles.

 

Comment ? Grâce à une stratégie de communication personnalisée et définie avec le client trois semaines environ avant la mise en place des bacs de tri dans l’entreprise.

Le résultat : une transition en douceur et des collaborateurs conquis ! L’essentiel est de savoir expliquer avec des éléments très concrets la raison du changement, son intérêt et le rôle de chacun dans cette transition. L’important pour les collaborateurs : comprendre que les actions individuelles ont un impact dans le temps. “En 3 mois le tri nous a permis de réduire de 10% notre volume de déchets, de produire 30 lunettes et 2 vélos”: voilà une nouvelle qui fait plaisir, non ? D’où l’importance de travailler avec un partenaire capable de vous fournir ces éléments chiffrés, clairs, précis et engageants.

Enfin, un dernier réflexe à adopter : cocher chaque année le 31 mars dans votre agenda. Il s’agit de la date d’échéance pour la remise de l’attestation annuelle de collecte et de valorisation des 5 flux de déchets par votre prestataire de recyclage.

 

Solution globale de recyclage : et si vous étiez accompagné de A à Z ?

Le point a suffisamment été relevé : la prise en charge de vos déchets doit pouvoir s’inscrire dans une démarche globale d’accompagnement, qui

  • en amont, responsabilise les collaborateurs au tri à la source via des bacs de tri dédiés, une communication efficace et des agents d’entretien adeptes des bonnes pratiques
  • en aval, s’occupe de la chaîne de recyclage dans son ensemble : pesée, stockage, recyclage, traçabilité et valorisation

Cet accompagnement complet ne peut cependant exister qu’avec une entreprise de nettoyage :

  • elle-même fondamentalement engagée aux enjeux actuels de la RSE et déterminée à montrer l’exemple
  • directement sensibilisée aux problématiques du tri
  • dont les agents sont formés aux enjeux et bonnes pratiques éco-responsables pour que le début de la chaîne de la collecte n’entraîne pas d’erreur
  • ayant justement noué un partenariat solide avec une entreprise de recyclage parfaitement fiable, ceci afin de vous proposer une offre commune, une solution globale de recyclage caractérisée par un accompagnement responsable et parfaitement intégré tout au long de la chaîne de valeur

 

Chez Cleany nous ne nous contentons d’assurer un service de nettoyage irréprochable qui s’adapte à votre utilisation des espaces. Nous mettons l’enjeu RSE au coeur de notre projet en proposant une offre globale de nettoyage et de recyclage développée grâce à des partenariats forts avec des sociétés agréées dont la fiabilité est entière. C’est ainsi près d’1 client / 5 que nous accompagnons en

  • lui garantissant un respect total du décret des 5 flux…
  • responsabilisant les collaborateurs, d’un côté à travers des actions de communication et de sensibilisation clés, de l’autre grâce à des Cleaners eux-mêmes formés aux bonnes pratiques et capables d’éduquer les collaborateurs dans l’entreprise.

 

* selon les données de l’Observatoire régional des déchets d’Ile-de-France publiées le 16 avril 2013

**Rapport Ademe de Mai 2014, “Etude prospective sur la collecte et le tri des déchets d’emballages et de papier dans le service public de gestion des déchets”