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Rencontre avec Philippe Martin, Directeur Immobilier d’IBM

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Plusieurs milliers de personnes entrent et sortent chaque jour du siège d’IBM France à Bois-Colombes. Salariés, clients, prestataires ou partenaires, chacun s’approprie un espace qui a été conçu pour s’adapter à leurs besoins. Philippe Martin est directeur immobilier et responsable des lieux. Rencontre.

Quels sont les enjeux du directeur de l’immobilier d’un groupe comme IBM ?

Je suis entre autres aménageur d’espaces. Nous devons trouver le bon lieu puis l’aménager conformément aux besoins actuels et futurs de la société : employés, clients, fournisseurs, partenaires, etc. Nous devons ensuite leur mettre à disposition des espaces qui permettent de se retrouver et de travailler ensemble. Ça, c’est la partie traditionnelle du métier. On choisit le lieu, puis on adresse le bâtiment, la coque et les aménagements. Viennent également en priorité le respect de l’environnement (efficience énergétique / récupération des eaux, etc. ), la gestion du confort et du bien-être des occupants et visiteurs.

Vos préoccupations se rapprochent donc de celles des utilisateurs ?

Une part croissante de notre attention porte sur les éléments liés au bien-être des collaborateurs et au respect de l’environnement. Les cycles de vie de l’immobilier sont très longs. Certaines données ne changent pas, comme l’emplacement d’un siège. Mais les besoins liés à l’usage du bâtiment, eux, évoluent vite. Nous avons besoin d’être dans l’anticipation permanente, et de trouver des solutions pérennes. Quitte à faire appel à des sources extérieures d’innovation, comme par exemple les espaces de coworking. Cela passe par l’assimilation de technologies et de nouvelles méthodes de travail.

Vous considérez-vous comme un hôtelier d’entreprise ?

Toutes nos évolutions vont dans ce sens: les notions d’accueil, de service et de bien-être ont désormais leur place dans l’entreprise. Nous avons donc un rôle à jouer, et en tant que gestionnaire du patrimoine nous sommes facilitateurs du bien-être dans les espaces de travail, et avons encore beaucoup à apprendre notamment des spécialistes de l’hôtellerie.

On parle beaucoup d’open innovation. Comment cette ouverture se traduit-elle dans un environnement physique ?

L’entreprise est de plus en plus ouverte : nous avons vocation à accueillir les IBMeurs, les fournisseurs, les partenaires, les clients, et tout notre écosystème. Les aménagements intérieurs suivent cette tendance.
D’ailleurs, nous sommes organisés pour favoriser une évolution permanente. Une fois que l’on prend les commandes d’un bâtiment, le projet n’est pas fini. La création des espaces collaboratifs qui permettent les réunions spontanées, les espaces permettant de s’isoler, les zones de détente aussi, comme la « paillotte” que l’on retrouve près de l’accueil… tout est déployé au fil de l’eau ! Nous essayons au maximum d’anticiper des besoins de nos utilisateurs. Ils sont différents suivant les équipes, et les espaces doivent leur correspondre.

Comment est-il possible d’impliquer les équipes à la conception des lieux qu’elles vont utiliser ?

Nous fonctionnons en mode agile : on trouve une bonne idée, on la fait évoluer au contact des utilisateurs, on valide la solution puis on la déploie. Nous n’avons pas les ressources pour lancer des projets qui ne rencontreraient pas leur public. Pour générer des bonnes idées, nous avons fait appel à la communauté IBM. À l’occasion du programme SPACE MAKERS, les employés du monde entier ont présenté leurs projets sur notre réseau social interne.
En dix jours, nous avons reçu près de 340 dossiers de toute l’Europe. Nous les avons soumis au vote, chaque collaborateur disposant d’un budget virtuel à ventiler sur les projets de son choix. Nous avons retenu les 20 dossiers ayant reçu le plus de votes, puis sélectionné les 10 meilleurs et donné aux gagnants les moyens de les mettre en place.
En France, l’initiative a donné naissance à un espace collaboratif à Marne La Vallée. Nous avons doté le lieu des meilleures technologies et l’avons décoré au goût des collaborateurs. C’est une idée qui est reproductible partout et qui a motivé énormément de monde. En anticipant de la sorte, l’innovation sort directement de chez nous, de nos équipes et elle correspond aux besoins des utilisateurs.

Quelle part prend le digital dans votre mission ?

C’est une dimension nouvelle du métier. Et un vrai moyen d’anticiper les besoins des collaborateurs. La demande est très forte ! Mais il n’est pas question de lancer des projets dans tous les sens. Le service doit répondre à un besoin. La direction immobilière a par exemple développé et mis à disposition sa propre application, qui permet :

  • la réservation de salles,
  • de voir si les salles de réunion spontanée sont disponibles ou non grâce à des capteurs, et où elles se situent
  • la gestion des parkings,
  • l’organisation de covoiturages, etc.

Tous ces services utiles font qu’elle est très utilisée par les salariés. Dans un esprit d’ouverture et d’efficacité, nous avons mis l’application à la disposition des prestataires du client center, la zone de démonstration en immersion destinée à recevoir nos clients. En s’y connectant, ils ont une meilleure vision de l’usage des lieux et peuvent optimiser les services d’entretien, de catering, etc.

L’impact de la data est-il aussi important qu’escompté depuis quelques années ?

La data nous permet de piloter très finement la gestion du bâtiment et d’offrir de vrais services ajoutés. J’ai la chance de travailler dans une entreprise qui est au cœur du digital. Watson Cloud permet un usage merveilleux des objets connectés d’un bâtiment. Nos capteurs remontent l’information dans le cloud, la confronte au plan et la restitue sur le téléphone de l’utilisateur via l’application mobile.
Par ailleurs les données collectées nous permettent d’optimiser nos aménagements en comprenant leur taux d’utilisation et donc de faire évoluer nos aménagements ou de les déplacer dans le bâtiment en fonction de leur taux de fréquentation. Avec la boucle de retours, les commentaires des utilisateurs, les statistiques d’utilisation de l’application, nous pouvons connaitre les suggestions d’évolution et les usages les plus demandés.

Quels conseils avez-vous à donner à ceux qui souhaitent utiliser l’internet des objets ?

Il me semble essentiel de veiller aux aspects de sécurité informatique, à la propriété des données, au respect de l’anonymat et d’avoir des applications évolutives, « scalables » et résilientes. Nous optons pour des systèmes ouverts et agnostiques, dans la mesure où ils ne sont pas liés à tel ou tel type de capteur. Les données remontent de façon anonymisée dans le cloud, ce qui peut permettre de les partager par exemple avec le Facility Manager, le Property Manager, ou d’autres acteurs du bien-être et de l’accueil des utilisateurs !

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#Innovation – #Servicesgénéraux#Aménagementdeslocaux – #Immobilier

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